Montigny Solidarité 2020

Solidarité Ecologie Démocratie locale

Ecologie: Quelles actions importantes réaliser ?

Plan du document
Introduction   
Réduire notre consommation d’énergie   
  Maître mot : Ralentir   
  Domaine de la mobilité   
    Se rendre au travail  
    Se déplacer dans le cadre de son travail   
    Se rendre à l’école ou à l’université   
    Faire courses et emplettes (ou se faire livrer)   
    Se faire soigner   
    Faire du sport  
    Se distraire, s’amuser, retrouver des proches   
 Domaine de l’industrie et des services   
    Résister à la publicité   
    Interdire ou limiter la publicité  
    Rendre la production écologique   
 Domaine de l’agriculture   
 Domaine de l’élevage   
 Domaine de l’éclairage   
    Restriction de l’éclairage dédié à la publicité  
    Diminution de l’éclairage systématique des rues et magasins  
    Revoir notre emploi du temps  
 Domaine résidentiel   
    Ni chauffer, ni refroidir mais nous vêtir  
    Utiliser des appareils performants   
    Diminuer notre besoin de chauffage ou climatisation   
Préserver le stock de matériaux non renouvelables   
   Utiliser les énergies renouvelables   
Préserver au mieux notre support de vie  
   Préserver et développer la biodiversité   
   Respecter notre nature d’êtres vivants  
     Incidence sur l’humain  
     Incidence sur le vivant   
Annotations étoilées   
Index des règles écologiques  


Introduction

    Chacun de nous, du simple citoyen à l’entrepreneur ou à l’homme politique, a ses idées ou ses convictions pour lutter contre le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, les pollutions diverses qui nous menacent. Chacun sait qu’il s’agit là d’actions écologiques.
Mais rares sont ceux qui sont en mesure d’argumenter sur les tenants et aboutissants des actions à faire pour réussir cette lutte. Or toute lutte efficace doit être parfaitement structurée pour être efficace. Et cette structuration implique d’abord de comprendre les causes et les effets ainsi que l’importance de tel ou tel point.

    Ce court document a pour objet de répondre à cette juste interrogation sur l’action écologique et de proposer une démarche d’actions par déduction, aussi logique que possible.

Postulat 1 :
    Toute consommation d’énergie autre que musculaire, nuit forcément à l’action écologique par l’émission de nombreux polluants.
Ce postulat se démontre assez facilement ; en effet la consommation d’énergie pour faire avancer une voiture, un train, une péniche, un bateau à moteur, un avion pollue forcément ; par la production de CO2, par l’émission de particules issus de la combustion ou du roulement sur la chaussée ou le rail, par le réchauffement de l’atmosphère, etc … Même si l’utilisation du *moteur électrique est localement plus propre de part l’absence d’émission de CO2, il ne faut jamais oublier que la production de l’énergie électrique et des moyens de la stocker en batteries par exemple reste très largement polluante (*nucléaire).

Postulat 2 :
    Tout prélèvement de matériau terrestre (minerai, pétrole, gaz, …), diminue le stock disponible pour nos descendants. Il s’agit d’une sorte de pillage de l’héritage de nos descendants.
Par exemple, le minerai de cuivre devient plus rare et son extraction de plus en plus difficile et donc polluante.

Postulat 3 :
     Toute construction en matériaux inertes (non vivants), monopolise un espace privé de vie et donc un espace perdu pour la biodiversité.
Nos traditionnels bâtiments, nos parkings en sont deux exemples.

La démarche écologique consiste donc à prendre en compte ces trois postulats afin de déterminer l’importance et/ou l’ordre des actions à faire.

Le postulat 1 nous invite à réduire fortement toute consommation d’énergie.
Le postulat 2 nous invite à préserver au maximum le stock des matériaux terrestres.
Le postulat 3 nous demande de préserver au mieux notre environnement.


Réduire notre consommation d’énergie

    Pour ce faire, il faut d’abord identifier les différents domaines de consommation d’énergie ; l’énergie est consommée :
    pour déplacer les gens ou les marchandises : domaine de la mobilité
    pour produire des services ou des marchandises : domaine de l’industrie et des services
    pour exploiter les surfaces cultivables et produire la nourriture : domaine de l’agriculture
    pour élever des animaux et s’en nourrir : domaine de l’élevage
    pour éclairer nos routes, nos équipements, nos logements : domaine de l’éclairage
    pour rendre confortables nos bureaux et logements : domaine du résidentiel
    pour étudier et comprendre : domaine de l’éducation et de la recherche

Maître mot : Ralentir
Et de façon générale on remarque que ralentir réduit automatiquement notre consommation d’énergie puisque toute vitesse, toute activité supplémentaire a pour conséquence d’accroître la consommation énergétique.

Règle écologique générale :
    Ralentir toutes nos activités.

En fonction de l’importance de chacun de ces domaines, on peut déterminer une priorité des actions à faire.

Domaine de la mobilité
    Ce domaine se subdivise en transport des gens d’une part et des marchandises d’autre part.

Le besoin de mobilité des gens est rendu nécessaire
    pour se rendre au travail,
    pour rejoindre un lieu ou un prospect/client distant dans le cadre du travail,
    pour se rendre à l’école ou à l’université,
    pour faire des courses ou des emplettes,
    pour se faire soigner,
    pour faire du sport,
    pour les loisirs et les visites aux proches

Se rendre au travail
    Beaucoup de gens sont obligés de parcourir chaque matin et chaque soir une grande distance entre leur lieu d’habitation et leur lieu de travail. Selon la distance et les moyens de transport disponibles les gens passent beaucoup de temps dans ce type de déplacement.

    L’idéal serait de réduire fortement cette distance de façon à ce que le déplacement à pied ou à vélo soit possible. Pour y parvenir, il faudrait donc que le lieu de résidence et le lieu du travail soient très proches. Cela signifie une organisation urbanistique des territoires très différente de celle qu’on constate aujourd’hui. En fait, il faudrait organiser des territoires multi-fonctionnels. Des territoires relativement petits dans lesquelles on trouve tout à la fois le logement, le travail, le petit commerce local, l’école, la salle de sport, le médecin, le bureau de poste, l’antenne sociale, le guichet de mairie, … Un peu comme le village d’antan !
    Pour obtenir cette multi-fonctionnalité, on voit bien qu’il faut de très petites structures comme une école à une ou deux classes maximum par exemple ; idem  pour les autres activités. Ceci est à l’opposé de la spécialisation actuelle qui regroupe des classes d’école, qui ferme les petits bureaux de poste, qui éloigne le médecin, etc … Cette spécialisation a été voulue selon le principe de l’économie d’échelle. Mais ce faisant on a oublié qu’on obligeait du même coup toutes les personnes à se déplacer davantage. Les enfants dans des cars scolaires, les enseignants en voiture, les salariés dans les transports en commun, etc …
Il est possible de relocaliser les structures variées en les réunissant dans un même lieu multi-fonctionnel. La mairie, le bureau de poste, l’école dans une même maison commune par exemple.

Règle écologique 1 :
    Rendre prioritaire la multi-fonctionnalité des territoires. S’opposer farouchement à la création de pôles spécialisés, aux villes dortoirs, aux zones commerciales.

    En attendant de parvenir à une grande multi-fonctionnalité des territoires, il faut faire en sorte que les déplacements domicile-emploi soient le moins polluants possible. Il s’agit donc d’encourager l’usage de transports en commun propres comme le train ou le tram. On peut également inciter au covoiturage, préférable au transport en voiture individuelle.

    Ces mesures d’encouragement ou d’incitation existent déjà largement en région parisienne sous la forme de la carte orange ou du passe Navigo. Mais ces mesures sont bien moins efficaces pour réduire la pollution que la multi-fonctionnalité des territoires. De plus, dans le but d’augmenter la fréquence, la vitesse, la couverture, les grandes régions investissent largement dans des infrastructures nouvelles. Le coût écologique de cet investissement est énorme. Combien faudra-t-il d’années pour amortir les dégâts environnementaux dus à ces investissements type Grand Paris ?

Règle écologique 2 :
    Inclure la durée du trajet domicile-emploi dans le temps de travail. Ceci dans le but de réduire la distance domicile-emploi du plus grand nombre, ou bien d’inciter les grandes entreprises à créer des antennes et succursales au plus près de leurs employés.

Se déplacer dans le cadre de son travail
    Les entreprises situées dans de grandes agglomérations disposent de moyens de transport rapides tel que le TGV ou l’avion. Elles peuvent donc se permettre d’envoyer leurs cadres loin, dans d’autres grandes agglomérations par exemple. Néanmoins l’application de la règle écologique 2 limite fortement cette possibilité. Plus le transport est rapide, plus il nécessite d’énergie et donc plus il est polluant selon le postulat 1.

Règle écologique 3 :
    Réduire fortement l’offre de transport rapide et au contraire accroître l’offre de transports lents desservant toutes les petites gares du parcours.

Cette règle rendant difficile pour les entreprises, l’envoi de personnel au loin, devrait avoir pour effet la création d’agences ou d’antennes locales, ce qui va dans le sens de la multi-fonctionnalité.
Cette règle créant des arrêts multiples des transports en commun, devrait accroître son usage.

Se rendre à l’école ou à l’université
    Actuellement de nombreuses écoles de village ont été supprimées ; de même pour certains quartiers de ville. A la place une concentration de classes a été réalisée dans le but de faire des économies d’échelle.
    Résultat : les élèves sont obligés d’emprunter le bus scolaire, voire le train dans le meilleur des cas. De même les enseignants sont obligés d’utiliser leur voiture personnelle ou de faire du covoiturage ou au mieux d’utiliser le train ou le tram. Noter également que ce temps de transport est du temps perdu pour les élèves comme pour les enseignants. Par ailleurs dans de grosses structures de 800 élèves ou plus, il est vraisemblable que le suivi pédagogique et disciplinaire soit défaillant.
L’usage de ces moyens de transport est polluant selon le postulat 1. Il faudrait donc éviter ces déplacements nuisants.

Cela nous ramène à la règle écologique 1 :  Rendre les territoires multi-fonctionnels et donc préférer de multiples petites écoles locales à un gros établissement scolaire.

Faire courses et emplettes (ou se faire livrer)
    Actuellement les gens ont plusieurs possibilités pour s’approvisionner en nourriture, vêtements et autres objets. Ils peuvent soit :
    1. Se rendre au petit magasin local s’il existe
    2. Se rendre au super marché le plus proche
    3. Se faire livrer la marchandise commandée par internet

Le cas 1 entre dans le cadre de la règle écologique 1. Il ne pose donc pas problème.

Le cas 2 implique un besoin de déplacement important et personnel de l’acheteur.
Le cas 3 implique un besoin de déplacement important d’un auxiliaire du vendeur. Et souvent ce déplacement est exigé pour une seule marchandise !

Les cas 2 et 3 sont donc énergivores et polluants. De même, dans le cas 2, le transport en gros de marchandises est sans doute rationalisé mais reste néanmoins polluant. Les cas 2 et 3 sont donc à éviter le plus possible en accord avec la règle écologique 1.
Cependant il faut peut être déterminer les mesures à prendre pour faire mourir le super marché sans trop d’inconvénients tant pour ses clients que son personnel.
De même, il serait souhaitable que la commande par internet limite le transport unitaire par le regroupement efficace de colis dans un relais de proximité.

Se faire soigner
    Actuellement les soins disponibles dans le pays sont très hétérogènes. Certains patients ont tout à leur disposition tandis que d’autres doivent faire des kilomètres pour trouver un médecin.
Il existe de grands établissements publics de soin, des établissements privés, des maisons médicales, des médecins généralistes, des spécialistes, des laboratoires, des maternités, … Globalement la couverture médicale semble riche et pourtant son fonctionnement réel n’est pas satisfaisant.
Ici encore, faire de la multi-fonctionnalité des territoires semble une bonne solution pour assurer une couverture mieux répartie des possibilités de soin.
La notion de maison médicale semble convenir aux villes qui ne disposent pas d’un nombre suffisant de médecins. Pour les villages ou très petits territoires, la notion de maison commune semble plus appropriée. En effet dans cette maison commune on trouve le médecin mais aussi l’employé de poste, l’employé municipal, …
Il serait judicieux que les grands établissements de soins soient accessibles facilement et rapidement, d’abord par les transports en commun, ce qui signifie proximité d’une gare ferroviaire ou tram ou bus. Ne peux-t-on envisager un service infirmier utilisant les transports en commun au lieu de la voiture ou du taxi quand il n’y a pas urgence ?

Faire du sport
    L’activité physique est essentielle à notre équilibre psychique. Le sport individuel ou collectif y contribue. Les équipements sportifs semblent assez bien répartis y compris dans les communes moyennes. Et on peut pratiquer le sport par soi-même en marchant par exemple.
    Néanmoins, on voit trop souvent apparaître de vastes équipements sportifs pouvant accueillir des dizaines de milliers de spectateurs. Les sportifs proprement dit sont alors au nombre de quelques dizaines. Ce sont des compétiteurs de haut niveau. Leur prestation sur un stade est plus motivée par le gain financier des organisateurs que par la participation au sport. Les jeux olympiques entrent dans cette catégorie que j’oserai qualifier de « négation du sport ».
    Par ailleurs, ce type d’équipement oblige les spectateurs à se déplacer parfois de très loin, même si les moyens de rediffusion ne le nécessitent pas.
Manifestement ces équipements consomment beaucoup d’énergie lors de leur construction et lors de leur usage.

Règle écologique 4 :
    Ne plus construire aucun équipement concentrateur de spectateurs amorphes. Le sport véritable ne doit pas donner la priorité à la compétition.


Se distraire, s’amuser, retrouver des proches
    Se retrouver dans un lieu convivial tel le café du village (de moins en moins nombreux), se rendre à un spectacle musical ou culturel local, convier ses amis ou proches à un repas commun sont des activités humaines souhaitables puisqu’elles créent du lien entre les gens, qu’elles apportent un plaisir partagé et un enrichissement culturel. De nombreuses structures locales existent pour cela.
    Mais on trouve aussi des structures concentrationnaires comme les espaces cinémas, les espaces restaurants, etc … Ces structures tuent le petit cinéma de quartier, le restaurant ou le bistro du coin. Ces structures nuisent au principe de multi-fonctionnalité des territoires. Elles mettent en avant une spécialisation et obligent les gens à se déplacer relativement loin pour s’y rendre.
    Les supprimer toutes n’est pas très réaliste. Les laisser se multiplier est néfaste.

Règle écologique 4bis :
    Ne plus construire aucun équipement concentrateur de spectateurs amorphes. Le restaurant, le bistro, le spectacle localisé sont préférables.
    

Domaine de l’industrie et des services
    Toute production d’objet, d’aliment ou de service nécessite une consommation d’énergie pour la fabrication, le conditionnement, la réalisation. Donc la production est polluante selon le postulat 1.
L’idéal serait de diminuer drastiquement notre consommation de ces objets ou services. Mais nous avons des besoins qui peuvent être nécessaires et même obligatoires tels que s’alimenter, remplacer un vêtement usagé, nous informer, etc …
A l’inverse, la publicité a pour objet de nous inciter à consommer toujours plus, même l’inutile ! Cette publicité est financée par les producteurs soit disant pour nous informer, en réalité pour créer le besoin d’un objet, aliment ou service produit. Cette publicité est diffusée à travers les journaux, par la radio, par la télévision et par internet. Il est très difficile d’y échapper. Notons que cette publicité est particulièrement énergivore tant à la création qu’à la diffusion.
Pour lutter contre la production excessive voire inutile de biens, objets, aliments ou services, nous pouvons :
    Résister à la publicité
    Interdire ou limiter fortement la publicité
    Rendre la production écologique

Résister à la publicité
Chacun de nous peut résister à la publicité en l’ignorant le plus possible par tout moyen (couper le son, zapper, tourner la page, …). Enfin, lors d’un achat, toujours se demander le plus objectivement possible si cet achat est absolument nécessaire.
Règle écologique 5 :
    Résister à la publicité et à la tentation en général. Toujours se demander si l’achat envisagé est absolument nécessaire. Voir la * méthode Bisou ou la * démarche des 5R.

Interdire ou limiter la publicité
    Puisque cette publicité est nuisible sur le plan écologique, ne pourrait on la limiter fortement voire la supprimer ?
Règle écologique 6 :
    Limiter fortement tous les supports de la publicité. Créer une charte du publicitaire obligeant à informer impartialement les citoyens avant toute propagande. Donner au citoyen un droit de réponse sur le même support que la pub et gratuit.

Rendre la production écologique
    Les professionnels de l’industrie et des services cherchent en général à diminuer leur consommation d’énergie car celle-ci a un coût et que des règles de moindre pollution leur sont imposées.
Néanmoins, pour l’heure, aucune contrainte ne leur sont données concernant l’utilité des produits ou services fournis.

Règle écologique 7 :
    Toute entreprise nouvelle doit fournir, en plus du business plan, un écologique plan qui démontre le niveau d’utilité et le niveau de pollution engendrés par l’exercice de cette entreprise. La création d’entreprise peut alors être refusée pour nuisance écologique.
Progressivement toute entreprise existante devra fournir, chaque année, son écologique plan. Sa fermeture pourra être exigée avec un délai raisonnable en cas de nuisance écologique avérée.

Domaine de l’agriculture
    L’agriculture intensive est le modèle actuel dans notre société occidentale. Ce modèle a de graves défauts. Etant intensif, il nécessite de très grandes surfaces, forcément éloignées des lieux de consommation. Cette agriculture utilise de nombreux intrants chimiques pour doper les plantes et les préserver des « nuisibles ». Cette agriculture est basée sur des semences industrielles stériles rendant l’agriculteur dépendant. Parfois même la culture se fait hors sol comme certaines variétés de tomates. La qualité nutritionnelle et biologique des aliments produits n’est pas le but principal recherché. L’agriculture intensive privilégie le rendement de la culture, son aspect, sa conservation.
Tous ces défauts devraient condamner ce mode de culture qui nuit au postulat 3 de préservation de la biodiversité. Par ailleurs les intrants tels que les engrais et les produits phytosanitaires tels les désherbants pillent le stock de matériaux non renouvelables. Ils sont contraires au postulat 2.
Enfin la mécanisation à outrance de l’agriculture intensive s’oppose au postulat 1 d’économie d’énergie.
Règle écologique 8 :
    Abandon de l’agriculture intensive et remplacement par de l’agriculture extensive en petites parcelles. L’agriculture extensive devrait faire renaître de nombreuses petites fermes beaucoup mieux réparties sur tout le territoire. L’agriculture biologique ainsi que la permaculture seront encouragées.


Domaine de l’élevage
    L’élevage intensif est le modèle courant (ferme des 1000 vaches par exemple). Ce modèle est contraire au principe de respect du vivant. La sensibilité des animaux, pourtant reconnue légalement, est bafouée. La qualité nutritionnelles des viandes produites de cette façon est mauvaise. Du fait de la concentration des bêtes, leurs déjections polluent fortement les rivières et l’environnement proches. Postulat 2 bafoué. La recherche de productivité sélectionne des espèces vivantes rentables au détriment de la biodiversité. Postulat 3 bafoué. Les aliments et l’eau fournie pour l’élevage des animaux sont ponctionnés sur ceux nécessaires à l’agriculture. L’homme est omnivore, il n’a nul besoin d’une alimentation essentiellement carnée.
Ici encore, la mécanisation à outrance s’oppose au postulat 1 d’économie d’énergie.

Règle écologique 8bis :
    Abandon de l’élevage industriel au profit d’un élevage diversifié en petit nombre de têtes. Ceci devrait permettre la renaissance de petites fermes pratiquant l’agriculture et l’élevage à priori plus proches des lieux de consommation.

Domaine de l’éclairage
    Nous utilisons intensément l’éclairage des pubs vu ci-dessus, des rues, des magasins, de nos habitations ou bureaux. Cet éclairage peut sembler nécessaire tout particulièrement en hiver quand les journées sont courtes. L’éclairage des rues et routes est réputé accroître la sécurité de tous. La technologie moderne fournit des éclairages puissants et peu énergivores.
Pourtant, multiplié par le très grand nombres des points lumineux, l’éclairage représente une forte dépense d’énergie et donc une pollution selon le postulat 1. D’autre part l’éclairage intense gêne les animaux nocturnes ainsi que les astronomes. Il serait donc bienvenu de limiter autant que possible l’éclairage artificiel.
Pour ce faire nous pouvons agir :
    Sur la restriction de l’éclairage dédié à la publicité
    Diminuer l’éclairage systématique de nos vues et des vitrines de magasins
    Revoir notre emploi du temps

Restriction de l’éclairage dédié à la publicité
    Cet éclairage peut être supprimé au moins toute la nuit.

Diminution de l’éclairage systématique des rues et magasins
    Cet éclairage peut être supprimé au moins toute la nuit.

Règle écologique 9 :
    Couper un maximum d’éclairages publics ou de magasins la nuit.

Revoir notre emploi du temps
    Nous pensons qu’il est normal que notre activité soit la même quelque soit les saisons ; c’est la raison pour laquelle nous allumons la lumière dès que le jour tombe. Mais cet horaire immuable du 1er au dernier jour de l’an est-il en phase avec notre nature d’être vivant ? Ne serait-il pas plus « normal » de cesser nos activités dès que le jour tombe ? Qui a intérêt à ce que nous travaillons très régulièrement et intensément ? L’une des actions les plus efficaces pour diminuer notre consommation d’énergie est de ralentir notre activité.
    Toutes ces questions devraient nous interpeller et nous amener à revoir progressivement notre emploi du temps de façon à mettre en œuvre à la fois le ralentissement de nos activités et la mise en conformité avec notre nature humaine d’être vivant.


Domaine résidentiel
    Dans nos bureaux, nos usines, nos logements nous avons besoin de chauffer en hiver, de refroidir en été, bref de tempérer la température de nos locaux. Chauffer, refroidir, climatiser consomme de l’énergie, beaucoup d’énergie. Et selon le postulat 1 cela pollue.
Pour limiter cette consommation d’énergie nous pouvons soit :

    Ni chauffer, ni refroidir mais nous vêtir en conséquence
    Utiliser des appareils de chauffage ou de climatisation plus performants
    Diminuer notre besoin de chauffage ou de climatisation par l’isolation thermique et la construction bioclimatique.

Ni chauffer, ni refroidir mais nous vêtir
    Le plus simple à faire. Bon mais il faut accepter de dormir dans des chambres où le givre se dépose en glace sur les vitres, mettre un gros édredon, … C’est faisable mais les hommes d’aujourd’hui sont trop habitués au confort !
Utiliser des appareils performants
    Evidemment, l’appareil performant fait économiser un peu d’énergie. Mais le gain réalisable par ce moyen est très marginal, entre 10 % et 20 % c’est peu !
Diminuer notre besoin de chauffage ou climatisation
    Grâce à *l’isolation thermique forte et à une *conception bioclimatique de nos logements, nous pouvons diminuer très fortement notre besoin de chauffage ou de climatisation. A tel point que le chauffage et/ou la climatisation deviennent inutiles. Soit près de 100 % d’économies réalisées par ce moyen.

Règle écologique 10 :
    Isoler fortement nos logements, concevoir bioclimatique de façon à quasiment supprimer tout besoin de chauffage ou de climatisation. Choisir des isolants dont la fabrication n’est pas énergivore.


Préserver le stock de matériaux non renouvelables
    Chaque fabrication d’objet en aluminium, en fer, en plastique, etc … implique de puiser des minerais ou des matériaux dans la terre. Des minerais ou des matériaux qui ne sont pas inépuisables.
De plus l’extraction de ces matériaux est énergivore et donc nuisante. Souvent il faut brasser de très grandes quantités de terre pour en extraire le minerai utile recherché. Enfin, les gaz et le pétrole (énergies fossiles) extraits sont des combustibles dont la consommation produit les gaz à effet de serre particulièrement actifs pour renforcer le réchauffement climatique.

Règle écologique 11 :
    Limiter fortement le prélèvement dans les stocks terrestres. Préférer à chaque fois que possible de réutiliser ou d’utiliser des ressources naturellement renouvelables.

Utiliser les énergies renouvelables
    Le soleil, le vent, l’écoulement de l’eau, les mouvements marins, la géothermie, etc …  sont des ressources renouvelables. Ces ressources ont une puissance limitée mais celle-ci est très loin d’être atteinte par notre consommation mondiale. Par exemple, l’énergie envoyée par le soleil sur la Terre est environ 100 fois plus importante que la consommation actuelle humaine.

Règle écologique 12 :
    S’interdire toute utilisation des énergies fossiles et même des énergies fissiles puisque celles-ci déséquilibrent le climat sur terre et apportent des déchets difficilement recyclables. Au contraire utiliser exclusivement les énergies renouvelables. Garder à l’esprit que la puissance disponible fournie par les énergies renouvelables est elle même limitée. D’où la nécessité première de sobriété énergétique.

Préserver au mieux notre support de vie
    Nous sommes des êtres vivants. Nous avons besoin d’air pour respirer, d’eau et d’aliments pour vivre. Cette eau potable, ces bons aliments sont fournis directement ou indirectement par la nature, c’est à dire par les plantes et les animaux de toutes sortes. La grande variété des plantes et animaux est appelée de façon générale biodiversité.
Cette biodiversité est essentielle à notre survie car c’est dans cette grande variété des plantes et des animaux que la nature trouve les moyens de s’adapter à des climats extrêmes ou encore à la variation rapide du climat.
Pour bien préserver notre support de vie nous pouvons :
    Préserver et développer la biodiversité
    Respecter notre nature d’êtres vivants


Préserver et développer la biodiversité
    La très grande variété des espèces vivants sur Terre est une richesse inouïe. Encore aujourd’hui, on découvre des plantes, des bactéries, des insectes, des animaux ayant des capacités extraordinaires d’adaptation à des environnements difficiles ou encore en mesure de nous fournir une bonne nourriture et des médicaments naturels.
Remarquons également que nos technologies les plus pointues sont essentiellement inertes. Aucune de nos inventions n’est en mesure de se multiplier spontanément. Tant mieux penseront ceux qui craignent l’arrivée des robots. Aucune de nos inventions n’est en mesure de retourner spontanément à la nature sans la polluer. Bref nous sommes fiers d’avoir inventé l’ordinateur qui pourtant est minable sous l’angle du cycle de la vie.

Règle écologique 13 :
    Renforcer la biodiversité sur Terre. Réapprendre à vivre plus en symbiose avec la nature. Eviter toute culture ou élevage sélectif.

Respecter notre nature d’êtres vivants
    Nous avons besoin de faire fonctionner nos muscles autant si ce n’est plus que notre cerveau. Tout ce qui semble nous faciliter la vie en nous évitant un effort musculaire ou un effort de mémoire est en réalité préjudiciable à notre bonne santé. C’est ainsi que de nombreuses machines mises à notre disposition (du tracteur au smartphone) ne sont pas réellement bénéfiques à l’homme.
Par exemple, le tracteur qui a remplacé l’animal dans les champs a le gros défaut d’être énergivore et donc polluant et donc nuisible à l’homme. De plus son coût d’acquisition est prohibitif par rapport au cheval ou au bœuf qui sont capables de génération. Le smartphone permet de téléphoner à tout instant, de n’importe où. Il enregistre les numéros de téléphone, il comporte une calculette, un agenda, etc … Sa fabrication et son renouvellement fréquent sont énergivores. Son usage l’est tout autant (datas centers). Il fait de nous des automates se croyant obligés de répondre à tout appel, de réagir à toute nouvelle. Les numéros de téléphone enregistrés sous un nom nous dispensent de tout effort de mémoire. La calculette nous évite tout calcul mental.

Enfin l’univers du tout numérique, des robots et de l’intelligence artificielle dont la propagande est énorme devrait nous interroger. En effet, il s’agit toujours de machines utilisant de l’énergie électrique et donc énergivores et polluantes. Leur généralisation devrait nous inquiéter sous l’angle écologique.

Incidence sur l’humain
Règle écologique 14 :
    Faire marcher nos muscles et notre cerveau en priorité. Bien réaliser que toutes les machines nous asservissent avant même de nous rendre le moindre service. Même si nous décidons de garder ces merveilles de technologie que sont les machines, penser à en limiter l’usage au profit de notre être.


Incidence sur le vivant
    Si nous respectons la règle écologique 10, la plupart des machines roulantes telles que le tracteur dans les champs ne peut plus fonctionner faute de carburant sauf *moteur électrique.  Il devient alors nécessaire de recourir à la force musculaire de l’animal ou de l’homme.
Régle écologique 15 :
    Recourir à la force musculaire des animaux plutôt que d’utiliser les moteurs de toute sorte. En effet, les animaux se nourrissent de plantes, évitant ainsi tout prélèvement dans les stocks terrestres épuisables.


Annotations étoilées
(*nucléaire) La production d’électricité (et de chaleur) par les réacteurs nucléaires est sensée éviter toute production de CO2 ; malheureusement, cet a priori est faux car la masse de ferraille et de béton nécessaire à la construction des centrales est particulièrement polluant. De même pour l’extraction, le transport et l’enrichissement de l’uranium. Enfin les règles de sécurité draconiennes de cette industrie sont énergivores et donc polluantes.

(*méthode Bisou)
B comme BESOIN :         quel besoin cet achat va t-il remplir ?
I comme IMMEDIAT :     puis-je attendre avant de me décider ?
S comme SEMBLABLE :     ai-je déjà un objet qui a la même utilité ?
O comme ORIGINE :     quelle est l’origine de ce produit ? ( équitable, biologique, transport nécessaire, ...), répond-il à mes valeurs ?
U comme UTILE :         cet objet va t-il vraiment me servir ?

(*démarche 5R)
Refuser ce dont on n’a pas un réel besoin     (ex : le dernier gadget proposé par la pub)
Réduire ce qu’on ne peut refuser     (ex : chauffage, climatisation)
Réutiliser ce qu’on ne peut ni réduire, ni refuser     (ex : vêtement, vaisselle, vélo)
Recycler ce qu’on ne peut ni réutiliser, ni réduire, ni refuser     (ex : vieux papiers, tissus)
Retourner à la Terre le plus sainement possible     (ex : compostage, traitement eaux usées)

(*isolation thermique forte)
L’isolation thermique doit être suffisamment forte pour annuler pratiquement tout besoin de chauffage ou de climatisation.

(*conception bioclimatique)
L’habitation n’a pas d’ouvertures ou un minimum au nord. A l’inverse elle dispose de grandes ouvertures au sud afin de récupérer la chaleur du soleil en hiver. Néanmoins, un système de stores, de volets ou de protection passive du soleil haut évite un trop plein de chaleur en été.

(*moteur électrique)
L’usage à grande échelle du moteur électrique implique l’usage de batteries d’une part et la recharge de celles-ci d’autre part. Dans l’état actuel de nos connaissances, la fabrication d’une batterie puise dans les stocks de matériaux non renouvelables, ce qui est contraire à la règle écologique 10 ; elle est assez énergivore. La recharge de tous ces moteurs électriques augmente sérieusement la consommation électrique et nuit à la recherche de sobriété énergétique.

Index des règles écologiques
Règle écologique générale : Ralentir toutes nos activités.
Règle écologique 1 : Rendre prioritaire la multi-fonctionnalité des territoires. S’opposer farouchement à la création de pôles spécialisés, aux villes dortoirs, aux zones commerciales.
Règle écologique 2 : Inclure la durée du trajet domicile-emploi dans le temps de travail. Ceci dans le but de réduire la distance domicile-emploi du plus grand nombre, ou bien d’inciter les grandes entreprises à créer des antennes et succursales au plus près de leurs employés.
Règle écologique 3 : Réduire fortement l’offre de transport rapide et au contraire accroître l’offre de transports lents desservant toutes les petites gares du parcours.
Règle écologique 4 : Ne plus construire aucun équipement concentrateur de spectateurs amorphes. Le sport véritable ne doit pas donner la priorité à la compétition.
Règle écologique 4bis : Ne plus construire aucun équipement concentrateur de spectateurs amorphes. Le restaurant, le bistro, le spectacle localisé sont préférables.
Règle écologique 5 : Résister à la publicité et à la tentation en général. Toujours se demander si l’achat envisagé est absolument nécessaire. Voir la * méthode Bisou ou la * démarche des 5R.
Règle écologique 6 : Limiter fortement tous les supports de la publicité. Créer une charte du publicitaire obligeant à informer impartialement les citoyens avant toute propagande. Donner au citoyen un droit de réponse sur le même support que la pub et gratuit.
Règle écologique 7 : Toute entreprise nouvelle doit fournir, en plus du business plan, un écologique plan qui démontre le niveau d’utilité et le niveau de pollution engendrés par l’exercice de cette entreprise. La création d’entreprise peut alors être refusée pour nuisance écologique.
Progressivement toute entreprise existante devra fournir, chaque année, son écologique plan. Sa fermeture pourra être exigée avec un délai raisonnable en cas de nuisance écologique avérée.
Règle écologique 8 : Abandon de l’agriculture intensive et remplacement par de l’agriculture extensive en petites parcelles. L’agriculture extensive devrait faire renaître de nombreuses petites fermes beaucoup mieux réparties sur tout le territoire. L’agriculture biologique ainsi que la permaculture seront encouragées.
Règle écologique 9 : Couper un maximum d’éclairages publics ou de magasins la nuit.
Règle écologique 10 : Isoler fortement nos logements, concevoir bioclimatique de façon à quasiment supprimer tout besoin de chauffage ou de climatisation.Choisir des isolants dont la fabrication n’est pas énergivore.
Règle écologique 11 : Limiter fortement le prélèvement dans les stocks terrestres. Préférer à chaque fois que possible de réutiliser ou d’utiliser des ressources naturellement renouvelables.
Règle écologique 12 : S’interdire toute utilisation des énergies fossiles et même des énergies fissiles puisque celles-ci déséquilibrent le climat sur terre et apportent des déchets difficilement recyclables. Au contraire utiliser exclusivement les énergies renouvelables. Garder à l’esprit que la puissance disponible fournie par les énergies renouvelables est elle même limitée. D’où la nécessité première de sobriété énergétique.
Règle écologique 13 : Renforcer la biodiversité sur Terre. Réapprendre à vivre plus en symbiose avec la nature. Eviter toute culture ou élevage sélectif.
Règle écologique 14 : Faire marcher nos muscles et notre cerveau en priorité. Bien réaliser que toutes les machines nous asservissent avant même de nous rendre le moindre service. Même si nous décidons de garder ces merveilles de technologie que sont les machines, penser à en limiter l’usage au profit de notre être.
Régle écologique 15 : Recourir à la force musculaire des animaux plutôt que d’utiliser les moteurs de toute sorte. En effet, les animaux se nourrissent de plantes, évitant ainsi tout prélèvement dans les stocks terrestres épuisables.







Dernière modification le 03/02/2020

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